Création Jeune Public 2009, à partir de 6 ans
- Interprétation, danse, art du clown : Anne Maurin
- Direction artistique et chorégraphie : Claude Magne
- Musique: Guy Raynaud
- Scénographie, costumes : Anne Maurin
Durée : 45 minutes
Sous le scintillement des étoiles ou dans le clair/obscur des ruelles étroites,
A l’heure incertaine où les lucioles commencent leur périple aérien, AnnA danse. Femme, dragon, clocharde, divinité protectrice messagère des invisibles, Elle accompagne ce qui décroît, s’éteint et meurt mais aussi ce qui advient, se renouvelle et annonce d’autres aurores.
Ce pourrait être une histoire de dédoublement.
Noir ou blanc, AnnA, poète du corps ou fille errante.
S’il y avait un récit, je parlerais de ces bidons qu’elle porte sur son dos, Son domaine, maison, parc, ou ville rêvée. Ils sont de toutes tailles et de formes diverses. Un peuple plus qu’un commerce. Je dirais les lumières discrètes qui accompagnent ses pas, et son manteau de nuages plastiques. Il y aurait surtout sa danse, discrète et proche, comme le passage du soleil à la pluie. On connaît son caractère versatile, son idiotie touchante, sa curiosité ingénieuse. On se demande parfois le sens de ses actes. Elle n’est pas tout à fait elle même, voyez vous ! Le miroir porte différents masques qui s’expriment selon les moments.
Elle a son propre monde An /nA.
Anne Maurin, danseuse et plasticienne, accompagnée d’un chorégraphe et d’un compositeur, s’adresse aux enfants pour leur dire le dédoublement. D’une manière sensible, approcher le multiple en soi même.
« Je est un Autre » dit-on, et cet Autre chez certains d’entre nous peut conduire bien au delà des limites raisonnables. L’artiste, l’idiot, le fou, le marginal, les figures de l’altérité. C’est surtout un moment merveilleux pour rendre visible l’altération des choses sur celle qui leur est présente, la poétesse, la danseuse. La leçon de choses où l’être vivant, entièrement happé par le contact instantané du monde s’abandonne au flux de sa curiosité et s ‘emporte au delà des normes.
L’expression clownesque est l’autre versant de la danse, quand l’excès d’innocence fait rugir le corps, quand la concentration se tend et tord la durée de nos actes, pour révéler l’autre identité. L’intimité est ainsi faîte du dérisoire, de l’obsession, d’un temps disjoint, d’un espace morcelé. AnnA est de partout, la figure essentielle de l’innocence, la simplicité même.
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